L’Argentine est-elle la patrie de la viande bovine ?

L’Argentine est-elle la patrie de la viande bovine ?

En France, ce pays est plus connu pour le ballon rond que pour son côté gastronomique et la viande bovine argentine. Et pourtant, la ville de Buenos Aires comme l’intérieur du pays vibre pour le « asados » ou la « parillada », une grillade à la sauce créole qui voit des milliers de touristes américains et canadiens déferler chaque année dans le plus grand pays du cône sud-américain.

Si votre inconscient, vous fait croire que la vraie terre des cow-boy trouve sa source dans les westerns US, détrompez-vous, l’ensemble du territoire argentin et le Brésil voisin sont les véritables maîtres de cette tradition.

Le pays albicéleste : 5 vaches pour un habitant

C’est un critère qui fait sourire l’étranger quand il comprend que les bovins sont plus nombreux que les Argentins eux-mêmes. Cependant, cette explication est le pilier de l’économie et de la gastronomie argentine qui se complète dans le dicton suivant : « c’est la campagne qui nourrit la ville et pas le contraire ».

Cette façon de vivre place donc les argentins et leurs voisins uruguayens comme les plus gros carnassiers au monde avec 1,5 kilos de viandes rouges consommés à la semaine et par personne. Dans ce pays, la tradition, c’est le barbecue. Et sans parler de street-food mais d’un mode de vie ancestrale, les villes argentines abondent de commerçants qui cuisinent leurs viandes en pleine rue.

Dans la capitale argentine, ce ballet de grillades est l’occasion pour les immigrés de chaque région de mettre à l’honneur leur façon de griller le « churrasco » (steak de viande bovine) et de proposer sa meilleure recette d’empanadas.

Tout ceci en consommant la boisson nationale (la yerba maté) qui permet de digérer le repas copieux en toute sérénité.

Quelques plats typiques de la gastronomie à base de viande bovine argentine

Les plats typiques à bases de viandes bovines en argentine

La cuisine argentine se vit en grand comité ou dans les rues de villes. Un français pourrait comparer cela à un apéro ou une grillade en famille. Seulement, la viande bovine argentine n’a rien à envier à la charolaise ou la montbéliarde. Gustativement parlant, elle s’inscrit comme l’une des meilleures au monde et se déguste à crocs de dent sans l’intervention d’un couteau tellement sa chair est tendre.

Hormis les généreux morceaux de viande dont la découpe est différente de l’Europe, le touriste qui se rend en Argentine sera convié à déguster le Choripán. Il s’agit d’un sandwich très généreux orné d’une grande saucisse de bœuf servi avec de la « Sauce Criolla » relevée.

Parmi les autres découvertes qui est le plat favori du joueur de football Lionel Messi, il y a la « Milanesa a la Napolitana ». Il s’agit d’une recette que les immigrés italiens ont ramené avec eux et qui est également revisité avec les sauces locales et accompagnée de frites. C’est un délicieux morceaux de viande bovine argentine panée et assaisonnée d’origan et d’ail que le consommateur dévore sans modération.

Vous l’aurez compris l’Argentine, c’est avant du bœuf décliné sous différentes formes à consommer principalement dans la rue.

Le mythe de la sauce « chimichurri »

C’est certainement la sauce la plus populaire de l’Argentine faite à partir d’huile de tournesol, origan, piment rouge, persil, coriandre et d’autres condiments selon les familles. Néanmoins, cette sauce, excellente en goût, est née de circonstances exceptionnelles. L’histoire veut qu’un anglais revenant d’Inde demande à un cuisinier sur son morceau de viande bovine argentine « Give me Curry ». Habitué à assaisonner la nourriture avec du gros sel, le « cuistot » du se dépêcher d’improviser pour satisfaire son client britannique. Il nomma son invention la « salsa chimichurri ».

En définitive, sachez que si vous visitez un jour l’Argentine. Au cœur de  la Terre de Feu, dans la Cordillère des Andes ou dans le Grand Chaco, elle se découvre en mangeant.